10 plantes médicinales à cueillir au printemps

Le printemps symbolise la renaissance de la nature, et l’occasion de retrouver une multitude de plantes comestibles et médicinales. Poussant un peu partout dans les champs et les bois, au bord des chemins et des rivières, elles sont souvent méconnues ou confondues avec des herbes folles et envahissantes. Et pourtant, certaines d’entre elles sont de véritables mines de bienfaits pour la santé. Zoom sur une dizaine d’entre elles, faciles à reconnaître et à cueillir dès le printemps.

Le pissenlit, l’allié du foie

Le pissenlit est connu pour ses incroyables vertus détoxifiantes pour protéger le foie et tout le système digestif. On l’emploie entre autres en cas de calculs biliaires, de troubles hépatiques, et de constipation. Son amertume oblige l’organisme à produire de la bile et en protège ainsi les parois. Dépurative et diurétique, cette plante aux grosses fleurs jaunes permet également de faire baisser le taux de mauvais cholestérol, de lutter contre la rétention d’eau et les jambes lourdes, et de soigner les troubles urinaires. Ses jeunes pousses se cueillent au printemps et se dégustent en salade. Ses racines et ses feuilles, préalablement séchées, se consomment en tisane et en décoction. Les plus patients et téméraires peuvent s’adonner à la cueillette de fleurs qui feront la joie des amateurs de confiture, avec la fameuse cramaillotte. Pourquoi patient ? Parce qu’il faudra au préalable retirer toutes les tiges et les capitules pour ne garder que les pétales. Fastidieux, mais délicieux ! Cliquer ici pour en savoir plus sur le pissenlit.

 

L’ortie, qui s’y frotte se soigne

L’ortie n’a rien d’une mauvaise herbe ! Véritable pépite de la nature, cette herbe envahissante contient de nombreux nutriments, entre protéines, zinc et fer, calcium et magnésium, sans oublier les tanins, les flavonoïdes, les vitamines et les sels minéraux. La consommation d’ortie favorise l’élimination des toxines de l’organisme, et par ce biais nettoie les voies urinaires, les voies rénales et les voies digestives. Enfin, la consommation d’ortie (feuilles et racines), prévient l’ostéoporose et les maladies de la prostate, protège les reins et interfère sur la formation de calculs rénaux. A noter qu’elle apaise également les douleurs rhumatismales et d’arthrite. En usage externe, l’ortie agit favorablement contre l’acné et les dartres, l’eczéma et le psoriasis. Sous forme de tisane, elle redonne du volume aux cheveux et en favorise la repousse. Enfin, on lui confère des propriétés intéressantes pour lutter contre les allergies printanière. N’oubliez pas les gants pour la cueillette ! Cliquer ici pour en savoir plus sur l’ortie.

 

Le plantain, loin d’être une mauvaise herbe

Le plantain est reconnu depuis des millénaires comme plante médicinale. Il est là toute l’année sous nos pieds, sans même que l’on y prête attention. Il pousse partout, de tout temps, aussi bien dans les champs qu’entre les failles du goudron, c’est peu dire sur sa grande résistance ! Parmi plus de deux cent espèces de plantain, on retrouve principalement les trois variétés de plantain suivantes : le plantain lancéolé, le grand plantain et l’intermédiaire. La variété « lancérolé » se reconnaît par ses grandes feuilles allongées, et ses capitules cylindriques parsemés de petits pétales beiges. Mais quelle que soit l’espèce, les plantains possèdent tous des vertus identiques. Connu pour ses vertus anti-inflammatoires, antimicrobiennes et antiseptiques, le plantain soulage les démangeaisons, les piqûres d’insectes et les brûlures, simplement en frottant une feuille sur la blessure. Il aide aussi à la cicatrisation des petites plaies, stoppe les saignements et est un allié intéressant pour lutter contre l’acné et les crevasses. Il possède également des vertus anti-allergiques car il libère de l’histamine, une molécule impliquées dans les allergies. Consommé cru en salade, il agit contre la diarrhée, les colites inflammatoires et les infections urinaires. Enfin, on l’emploie également contre la toux et le rhume. Posé en compresse sur les yeux, il soulage la conjonctivite. Comment l’utiliser ? Retrouvez des recettes dans cet article sur le plantain.

La pâquerette, une pépite pour la peau

La petite marguerite ou pâquerette des prés est une des premières fleurs du printemps. Dès le mois de mars, elle tapisse les prés et les chemins de ses petites fleurs blanches au cœur jaune. Du petit nom latin Bellis Perennis, celle petite fleur que l’on piétine a tout d’une grande ! Toute proche de l’arnica montana, elle est utilisée en homéopathie pour ses nombreux bienfaits contre les coups et les traumatismes. Elle était déjà utilisée du temps des romains pour ses vertus astringentes et hémostatiques pour soigner les blessures. Diurétique et drainante, la pâquerette favorise l’élimination les toxines de l’organisme. On l’utilise en tisane pour la sphère intestinale, contre les maux de tête, et pour faire baisser le fièvre. Riche en tanins, en flavonoïdes et en mucilages, elle est intéressante également pour les troubles des voies respiratoires. Utilisée sous forme de macérât huileux, la pâquerette est un puissant anti-rides. Faites le vous même ! La recette ici.

Les primevères et les coucous pour le système nerveux

De la même famille botanique, les primevères et les coucous sont eux aussi annonciateurs du printemps. Le coucou, présent en colonie dans les champs, font la joie des enfants ! De couleur jaunes poussin, le coucou officinale (Primula Veris), est formé de petites fleurs en forme de petites cloches accrochées à de longues tiges. De couleur roses ou jaunes pâle, les primevères (acaule – Primula x. Acaulis ou Primula Vulgaris) quant à eux plus discrets, sortent en bouquet le long des chemins et dans les bois. Ces deux variétés ont des vertus adoucissantes et calmantes. Tout s’utilise dans cette plante : ses fleurs et ses feuilles s’utilisent en tisanes pour lutter contre le rhume, la toux et la migraine. Les coucous et les primevères sont également sédatifs, apaisent le système nerveux, calment les angoisses et aident à lutter contre l’insomnie. On peut aussi utiliser les feuilles en macérât huileux pour apaiser les coups et les contusions. Les fleurs se consomment aussi telles quelles dans les salades, dans lesquelles elles apportent une jolie touche printanière. Comment faire une tisane de primevère ? C’est par ici.

Les fleurs de sureau pour lutter contre les troubles respiratoires

Les baies de sureau noir (Sambucus Nigra) se cueillent à la fin de l’été. Elles sont riches en vitamines et en antioxydants, et agissent contre le vieillissement des cellules tout en stimulant les défenses immunitaires de l’organisme. Mais avant l’arrivée des baies, qui font de délicieuses confitures, les fleurs de sureau se cueillent dès le printemps, et selon les régions jusqu’au mois de mai. Elles possèdent des vertus intéressantes pour lutter contre les troubles respiratoires comme la toux, les maux de gorge, et la sinusite. De plus elles aident à faire baisser la fièvre et à combattre les infections virales. Attention toutefois à ne pas se tromper de variété ! Un de ses cousins, le sureau hièble (ou faux sureau) est toxique pour la santé. Faites le plein de fleurs, elles peuvent se congeler ! Pour faire votre tisane de fleurs de sureau, ou préparer vos recettes de l’été avec les baies, allez voir ici.

Le reine des prés, reine des antalgiques naturels

Les propriétés polyvalentes de la reine des prés ne sont plus à prouver ! Largement reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires, anti-rhumatismales et antalgiques (arthrose, tendinite, rhumatismes, goutte…), elle est aussi connue pour sa capacité à faire baisser la fièvre et à soulager les états grippaux. Astringente et diurétique, la Reine des prés agit sur l’élimination des toxines et améliore le travail des reins. Ainsi, elle est parfaite également pour soigner les troubles urinaires, la rétention d’eau et les œdèmes. Elle est aussi anti coagulante, et favorise la circulation du sang. On l’emploie par exemple en cas de règles douloureuses. Sur le plan gastro-intestinal, la Reine des prés soulage les brûlures d’estomac et la diarrhée. Elle s’utilise par voie interne ou externe, sous forme de tisane, teinture mère, macérât huileux, lotion. Comment la reconnaître et comment l’utiliser ? En savoir ici.

La grande polyvalence de l’achillée millefeuille

Encore une grande Dame du règne végétal : l’achillée Millefeuille ! Aux vertus polyvalentes, elle agit sur tous les systèmes de l’organisme. Reconnue « plante des femmes » depuis la nuit des temps pour sa capacité à lutter contre les troubles hormonaux (notamment lors de règles trop abondantes et douloureuses ou absence de règles, et les troubles de la ménopause), l’achillée millefeuille est également parfaite pour l’ appareil digestif et les voies urinaires, et le système cutané, circulatoire, neuro-endoctinien et respiratoire. Anti-coagulante et cicatrisante, elle soigne les blessures et stoppe les saignements. Ses propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes et adoucissantes en font une plante parfaite pour apaiser la peau (acné, couperose, dartre, etc.). On la trouve sous diverses formes galéniques, de la plante fraîche pour la tisane, à l’huile essentielle et l’hydrolat, en passant par le macérat huileux, la teinture mère, les solutions buvables et les gélules. En savoir plus sur comment la reconnaître et ses multiples utilisations ici.

L’ail des ours, un pure délice en cuisine

Aille aille aille ! Lorsque l’ail des ours pointe le bout de ses feuilles au printemps, c’est toute la forêt qu’il embaume de son parfum d’ail ! Plante invasive, l’ail des ours recouvre les parterres des milieux humides, notamment en forêt et au bord des rivières. Utilisé depuis des décennies pour ses vertus purifiantes, il se mange cru et agit sur toute la sphère intestinale. Grand allié du foie, l’ail des ours agit également sur la circulation sanguine et la pression artérielle. Et ce n’est pas tout, il soulage également les douleurs rhumatismales et d’arthrite. Enfin, il agit également sur les voies respiratoires. Pour la cueillette, on ne peut pas se tromper, il suffit de froisser une de ses feuilles pour en humer son odeur envahissante. Attention toutefois de ne pas confondre avec la colchique et le muguet qui ont des feuilles quasi identiques (mais bien plus drues et inodores). Celles ci sont de véritables poisons et ne doivent pas être ingérées. Retrouvez ici comment l’utiliser, et des recettes à base d’’ail des ours : L’ail des ours.

Le tilleul pour soulager la migraine

Un peu plus tard dans la saison, les fleurs de tilleul sortent en grand nombre sur les arbres et enivrent les environs de leur délicieux et subtile parfum. Outre son odeur délicate, le tilleul possèdent de réelles vertus pour la santé, notamment digestives et pour soulager les migraines. Favorisant la sudation, il agit également pour faire baisser la fièvre tout en soulageant les courbatures qui lui sont liées. Utilisé sous forme de tisane, le tilleul agit également sur toute la sphère respiratoire. Diurétique, il agit contre l’élimination des toxines de l’organisme, il est de plus un allié parfait pour combattre la cellulite. Les tilleuls sont nombreux dans la nature, on le reconnaît de loin par l’odeur qu’ils dégagent ! On trouve également des fleurs séchées, et des gélules d’aubier de tilleul, ou encore sous forme de macérât de bourgeons. Sous forme d’hydrolat, le tilleul est extraordinaire pour le soin des peaux délicates. En savoir plus sur ses multiples utilisations ici.

Bonne cueillette !

Marie laure:
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